Bonsoir Marylène
Mon fils aura 14 ans lundi, et va plutôt bien par rapport aux pathologies qu'il a (TDAH, SGT et bipolarité)... On sort quand même d'une zone de turbulences car on a voulu tenter un autre thymorégulateur que le dépakote, en espérant réduire son impulsivité et introduire à nouveau la ritaline (impossible chez lui avec le dépakote)...Echec total et retour au dépakote.
Pour son SGT, il a de l'abilify, qui lui a permis de retrouver un poids normal et plus de vigilance; le risperdal, qu'il prenait avant, l'avait trop fait grossir et lui embrumait le regard...
C'est bizarre que ton fils n'ait pas développé de TDAH depuis la petite enfance. Il avait peut-être un TDA sans H.
Comme le tien, mon fils est un adepte du démontage des objets, mais pas un crac du remontage.
Si ton fils n'a "qu"'un TDAH et un SGT, il pourrait être suivi en neurologie à Debré où les RDV sont plus rapide qu'en psychopathologie ... Il y a plusieurs bons spécialistes.
C'est là qu'était suivi mon fils jusqu'à l'apparition de sa bipolarité(en gros, de 7 à 11 ans). C'est aussi un trouble à prédominance génétique, mais qui était tombé dans l'escarcelle des psy lors de la distribution
Depuis 3 ans, il est donc suivi en psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent par le dr Diane Purper...En réalité, sa bipolarité a été diagnostiquée à Bruxelles par le dr Victoor, auquel je voue une reconnaissance infinie(Stéphanie s'en souvient

). Cela fait peu de temps qu'on reconnait en Europe que cette pathologie peut exister chez les enfants.
Et c'est le Dr Victoor qui m'a adressée au Dr Purper, qui, effectivement, connaissait bien les 3 pathologies. j'ai d'excellentes relations avec elle, alors qu'elles étaient bof en neuropédiatrie.
Mais c'est assez difficile d'avoir un RDV à Debré, le meilleur moyen étant de consulter en privé un spécialiste de Debré.
J'ai le nom de 2 pédopsy de qualité qui ont un cabinet à Paris et une consultation à Debré.
Si ça t'intéresse...
La scolarité de mon fils a été très cahotique, il a développé vers le CE2 une phobie scolaire énorme due à la fois à la peur d'avoir trop de tics et au début de sa maladie bipolaire.
Pendant plus de 3 ans il a peu fréquenté l'école; une institutrice à la maison a essayé quotidiennement d'éviter qu'un trop grand gouffre se creuse avec sa classe d'âge.
Il avait énormément de tics, de crises de rage, d'obsessions et de tocs. Sans compter son TDAH... Annick en fut un témoin quotidien (par le net

!)
La ritaline, qui marchait très bien lorsque ses troubles étaient encore modérés n'a plus eu la même utilité quand il sont devenus envahissants; comme si la concentration obtenue ne l'aidait qu'à contrôler ses tics, au détriment des applications scolaires...
Après une hospitalisation à Debré l'été 2004, qui a permis la mise en place des traitements SGT/bipolarité et TDAH, mon fils a pu être rescolarisé à mi-temps en 6è dans un établissement accueillant des enfants malades (troubles alimentaires, asthme, traumatisés crâniens etc...) du CP au BTS dans des classes à petit effectif.
En 2005, il est passé en 5è adaptée à temps plein. En 2006, il a refait une 5è, normale cette fois, et fera l'an prochain une 4è "sur mesure".
Pour lui éviter un précoce dégoût de l'école, au vu de la souffrance engendrée par son TDAH non traité, on alternera une semaine de collège avec une semaine en entreprise. Cela se fait très peu en France avant 16 ans, mais l'établissement peut vraiment adapter son enseignement.
Il est ravi de cette décision, et nous nous sommes attelés au "recrutement" des futurs entrepreneurs du fiston...Parmi nos amis, plusieurs feront l'affaire : l'essentiel étant qu'ils aient un métier non statique

!
Voilà pour mon expérience...en cours !
Amitiés
Franminou
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Franminou